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Affaire Laoukein Kourayo Médard : LA DIFFICULTÉ POUR LE JUGE DE FABRIQUER UNE CHARGE POUR SON INCULPATION…

Quoiqu’on dise, tout porte à confirmer la légèreté dans cette affaire politico-judiciaire montée de toutes pièces contre l’ex-Maire Laoukein Kourayo Médard et consorts dans la seule optique de l’ensevelir ou l’affaiblir politiquement.

Depuis le début de cette affaire  »ambiguë » qui s’apparente plus ou moins à un règlement de compte politique, les ridicules et contradictoires charges relevées auguraient déjà toute la difficulté que le juge aura à  »fabriquer » une charge pour l’inculper et le faire condamner  »avec sirsis ». Laquelle condamnation en première instance devait servir à faire planer sur l’intéressé une sorte d’épée de Damoclès et l’obligera ainsi à changer un peu d’avis et mettre l’eau dans son vin. Puisque, après le verdict, l’appel qui sera éventuellement interjeté par ses Avocats traînera dans le bureau du juge pour au moins une année. S’il change d’avis et adopte le profil bas, la Cour d’Appel infirmera le jugement par la suite et Laoukein sera  »dans la sauce ».

Et le régime lui prouvera ainsi qu’il demeure le plus fort parce qu’il dispose le monopole de la nuisance institutionnalisée. Pour preuve du tâtonnement, de l’absence et/ou de l’insuffisance des charges contre le Maire, dans un acte d’instruction N°002/CJIM/2007 du juge Khalifa Adamou Boubakari daté du 24 juillet 2017, il a été pris une  »Ordonnance aux fins de désignation d’un expert ».

Le juge, dans cet acte de procédure, met clairement en doute le travail de la prétendue mission de contrôle en ces termes:  »(…)attendu que le juge n’est pas spécialiste de questions financières(comptabilité et économie), qu’il convient dans ce cas de désigner un expert comptable ayant l’art et l’expérience nécessaire dans ce domaine(…) ». Puis, il poursuit, en indiquant que:  »(…) la mission de l’expert consiste à révéler des indices pouvant permettre au juge de dire s’il y’a eu détournement des deniers publics ou usages illicites de ces biens de la commune de Moundou DURANT LA PÉRIODE DE 2012 À 2017(mandat du Maire Laoukein Kourayo Médard ) et de déposer son rapport dans une période n’excédant pas 15 jours(…) »

Toute la surprise réside d’abord dans la période prise en compte pour le prétendu contrôle. Au début, on disait que le contrôle ne concernait que l’exercice 2016 mais l’acte d’instruction c’est finalement tout le mandat de Laoukein pendant au moins 5 années qui sera audité. La deuxième surprise c’est d’avoir une mission parallèle locale qui contrôle la Mairie de Moundou pour tout un mandat pendant qu’il existe une Inspection Générale de Contrôle d’État.

L’autre point à relever c’est que la poursuite pour une modique somme de 800.000F CFA semble être ridicule au regard des pillards de renom qu’on connaît et il va falloir fouiller encore plus et élargissant la périodicité de cinq ans au lieu d’une année d’exercice.

N’y a-t-il pas un conflit de compétence entre l’IGE et les autorités locales ou bien existe-t-il une dérogation spéciale pour la Mairie de Moundou dans le cadre du contrôle ? En tout cas, wait and see…

Peut-être qu’il faut déjà penser à l’audit promis pour le début du mandat de l’Émergence avec le cas Laoukein…

Jean Bosco MANGA

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